Des chiffres parlent parfois plus fort que mille discours : en 2022, près de 7 millions de Français détenaient déjà un PER. Ce chiffre n’est pas le fruit du hasard. Derrière cet engouement, une raison majeure : les avantages fiscaux du Plan d’Épargne Retraite, qui transforment ce produit en véritable levier pour bâtir son avenir financier.
Le PER, nouvelle star pour alléger la note fiscale
Imaginé par la loi PACTE et lancé en 2019, le PER n’a pas tardé à s’imposer dans le paysage de l’épargne longue. Le Plan d’Épargne Retraite s’est taillé une place de choix parmi les solutions privilégiées pour mettre de côté en vue de la retraite, en particulier chez ceux qui redoutent la chute de revenus une fois l’activité professionnelle derrière eux.
Ce placement ne brille pas uniquement par la diversité de ses options de sortie. Son principal atout ? Un dispositif fiscal qui sait se montrer généreux. Grâce au PER, il devient possible de réduire de façon concrète sa facture fiscale, tout en construisant un capital pour les années à venir.
Déduire ses versements du revenu imposable : une mécanique redoutable
Sur le PER, rien n’oblige à verser un montant fixe, ni à maintenir une régularité stricte. Chacun module son effort d’épargne à sa guise, selon ses moyens ou ses projets du moment. Mais le vrai coup de pouce se cache ailleurs : chaque versement volontaire peut être déduit du revenu imposable, dans la limite d’un certain plafond.
Voici ce que prévoient les règles fiscales pour les principaux profils :
- Les salariés bénéficient d’une déduction annuelle allant jusqu’à 10 % de leurs revenus professionnels, sans dépasser 35 194 €.
- Pour les travailleurs non-salariés, le plafond grimpe : 10 % du bénéfice, auxquels s’ajoutent 15 % sur la fraction comprise entre une et huit fois le PASS.
En clair, plus la tranche marginale d’imposition est élevée, plus le gain fiscal est significatif. C’est là que le PER tire son épingle du jeu et séduit les contribuables les plus imposés, qui y trouvent un outil efficace pour alléger le poids des impôts tout en préparant leur retraite.
Mutualiser entre conjoints : un bonus souvent négligé
Peu de couples prennent la peine d’explorer toutes les possibilités offertes par le PER. Pourtant, ce produit réserve aux époux une option particulièrement avantageuse, détaillée sur https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F34982: la mutualisation des plafonds de déductibilité. Chaque membre du couple peut ainsi profiter d’un plafond individuel, soit un total de 20 % minimum de déduction possible sur les versements volontaires. La manœuvre permet de pousser encore plus loin les économies d’impôt, et de renforcer la performance du placement commun.
Utiliser l’antériorité fiscale de trois ans : maximisation à la carte
Le PER propose une autre option trop souvent sous-estimée : la possibilité de reporter sur trois ans le plafond de déduction non utilisé. Prenons un cas concret : un salarié ayant peu versé une année donnée peut, l’année suivante, injecter davantage sur son PER et défiscaliser sur la base des plafonds non consommés des trois dernières années. Ce mécanisme donne une vraie souplesse pour optimiser l’impact fiscal, à condition de surveiller attentivement sa tranche marginale d’imposition pour maximiser le bénéfice de l’opération.
Des avantages qui dépassent la seule fiscalité
Le PER ne se limite pas à faire baisser la pression de l’impôt. Il ouvre aussi la porte à des revenus complémentaires, bienvenus une fois à la retraite, avec un choix entre sortie en rente ou en capital, selon les besoins de chacun. Autre atout : le dispositif prévoit des cas de déblocage anticipé de l’épargne, par exemple en cas d’accident de la vie ou d’acquisition de la résidence principale. Enfin, le PER révèle toute sa pertinence en cas de succession, grâce à une fiscalité adaptée qui préserve l’épargne transmise.
En somme, le PER ne se contente pas de promettre une retraite plus douce : il agit concrètement, à chaque déclaration de revenus, pour alléger la fiscalité et ouvrir des perspectives nouvelles. Ceux qui savent en tirer parti n’attendent pas la dernière ligne droite pour bâtir leur avenir : ils posent, année après année, les pierres d’un patrimoine solide et intelligent. Et si la meilleure stratégie pour préparer demain commençait par une décision fiscale aujourd’hui ?


