Le projet immobilier, qui pourrait inclure jusqu'à 2500 unités de logement, découle de la vente de terrains boisés à l'entrepreneur Investissements Luc Poirier. Le vendeur, le Mouvement Desjardins, a estimé qu'il était dans l'intérêt des épargnants de se départir de ce terrain de 24 hectares qui ne lui rapportait rien.

Un habitat pour les cerfs

Pour les écologistes, la transformation des lieux en zone résidentielle aura un impact négatif sur l'environnement. Ils affirment que le bois constitue un habitat naturel pour une population de cerfs de Virginie. De plus, le terrain est la porte d'entrée du parc des Îles-de-Boucherville et sert de zone tampon pour la faune et la flore du parc. Construire dans cette zone mettra en péril plusieurs espèces, croit-on.

À la fin de juin, diverses personnalités et organismes écologistes avaient signé une lettre demandant à la ministre de l'Environnement, au Mouvement Desjardins et à la Ville de Longueuil d'intervenir. Cette fois, la pétition demande aux mêmes décideurs de protéger l'endroit à perpétuité contre le développement.

Maison de la culture

Par ailleurs, le CREM entend bientôt intervenir contre le projet de la mairie de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles de modifier le zonage du quart du parc René-Masson. Une partie de ce bois dense et non exploité serait sacrifiée pour construire une Maison de la culture et des bureaux administratifs.

Le projet, rendu public il y a quelques jours dans les pages du Devoir, inquiète encore là les écologistes. Ils appréhendent la disparition de 25 000 mètres carrés de terrain boisé dans l'est de l'île.

«Nous ne sommes pas contre une maison de la culture, mais de voir un arrondissement dézoner un parc pour ses propres besoins envoie un très mauvais signal», indique Mme Deny.

Source : cyberpresse.ca