Ainsi, lorsque Bank of America, Citigroup, Crédit Suisse, Goldman Sachs et Morgan Stanley ont demandé un remboursement des prêts à New Century, celle-ci s'est retrouvée en quasi faillite. In fine, les banques supportent donc bien le coût de la remontée des taux de défauts.
Sommes-nous dans un scénario de crise mettant en cause l'ensemble du système financier américain ?
Heureusement, non. La situation financière des ménages dans leur ensemble n'est pas catastrophique. La hausse des taux de défaut ne s'explique pas par un durcissement de l'environnement économique mais par des abus sur l'octroi de prêts à risque. En effet, les principales mauvaises surprises proviennent des « subprime loans ». Ces crédits permettent des financements à taux très bas, mais indexés sur les taux courts.
Avec le resserrement monétaire de la Fed, certains ménages, qui connaissaient déjà une position financière difficile, ont vu le taux d'intérêt de leur emprunt passer de 1% à plus de 7%. Dans certains cas, le montant des mensualités a doublé ! Heureusement, pour la majorité des ménages, endettés à taux fixe, le durcissement de la politique monétaire de la Fed ne change rien.
De plus, la richesse nette des ménages rapportée à leur revenu disponible continue d'augmenter. En fait, tant que le marché du travail reste tendu et que les revenus salariaux progressent rapidement, le risque hypothécaire global demeure faible.
Source : lexpansion.com
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire