jeudi 22 mars 2007
Immobilier américain : "Le risque hypothécaire global demeure faible"
Par etoile, jeudi 22 mars 2007 à 11:42 :: Crédit immobilier
Pour Christian Parisot, économiste chez Aurel Leven, la crise des prêts immobiliers risqués aux Etats-Unis ne remet pas en cause le système financier dans son ensemble.
La quasi faillite de New Century Financial va-t-elle faire des dommages collatéraux ?
Sans doute. On ne peut pas exclure que des falsifications aient conduit à sous estimer le risque sur les prêts aux ménages. Par ailleurs, la mise en faillite de New Century souligne les limites du système en vigueur aux Etats-Unis : certes la majorité des prêts risqués est refinancée auprès des banques. Et celles-ci peuvent s'assurer contre le risque de défaut. Cependant, tant que les banques n'ont pas titrisé le crédit - c'est à dire transformé les créances en titres financiers, vendus à des investisseurs privés sur les marchés - l'organisme qui est à l'origine du prêt a une obligation de rachat en cas de problème.

La crise révélée par la quasi-faillite du n°2 américain des prêts hypothécaires à risques aux Etats-Unis va-t-elle se propager à l'ensemble du système bancaire et plomber davantage le marché immobilier? L'indice Dow Jones chute de 2%. Ce n'est pas encore la panique mais l'anxiété gagne les marchés. Ce mardi, New Century Financial, le numéro deux des crédits immobiliers à risque, a annoncé avoir été informé par la justice californienne et la SEC –le gendarme des marchés- de l'ouverture d'une enquête criminelle sur les transactions effectués en Bourse sur son capital. 